vendredi 7 septembre 2012

Wwoof à Lane's End Farm

Je suis bien contente de quitter Toronto. Deux jours dans la plus grande ville du Canada m’ont suffit. Pour ne pas changer mes bonnes habitudes, j’ai raté ma sortie pour reprendre l’autoroute. Je suis passée par les petites routes. Ce qui n’est pas plus mal finalement.
Me voila partie pour Reaboro, petite localité à environ 2h de Toronto.
Je ne suis restée que 2 semaines chez Lynn et Bob à Lane’s End Farm. C’est un couple d’une soixantaine d’années. Ils veulent rester en activité et aiment faire les marchés avec leurs produits très variés.
Présentation de la ferme : une centaine de poules pondeuses, de races très diverses, des poulets pour la viande, pareil pour les canards mais moins nombreux, des chèvres angoras, 2 petites chèvres pour le lait (mes préférées) des moutons, un cochon, et une alpaga. Je crois avoir fait le tour. Ca fait du monde !









maggie

Ah oui, il y a aussi les 2 chiennes Jessie et Maggie.
 
Les journées commençaient par les animaux : faire sortir tout ce petit monde dehors, vérifier si tout va bien et leur donner à boire. C’est la ferme où j’ai eu le moins de travail. Lynn et Bob sont super gentils. Je crois qu’en moyenne j’ai dû travailler 3h/jour. Il faut dire qu’il a fait des chaleurs record. La pluie se fait vraiment désirée. Dans le sud de l’Ontario et du Québec, ils ne se rappellent pas un été si chaud et sec. Le maïs et les céréales manquent d’eau. C’est la même chose aux Etats-Unis. Les prix des denrées alimentaires vont augmenter prochainement.
Bref, il fait chaud, trop chaud pour travailler dehors. Dans la maison, nous avons la clim. Donc, j’ai passé pas mal de temps devant la télé : les infos, séries américaines et autres programmes pour la plupart américains. Assez barbant par moment !
Je me suis reposée et j’ai aussi appris à filer la laine. Après 2 semaines, je n’étais pas si mauvaise ! Je vais ramener la laine que j’ai filée. Avis aux tricoteuses, je pense avoir de quoi faire une écharpe et peut être même un bonnet !
 


Les semaines sont rythmées par les 2 marchés : celui du mercredi à Peterborough et le samedi à Lindsay. Mon premier sera celui de Peterborough avec Bob. J’avoue n’avoir pas été d’un enthousiasme à toute épreuve à l’idée de faire le marché. Mais à ma grande surprise, j’ai aimé ça. Les clients ont été super sympas avec moi et quelques vendeurs sont venus se présenter. C’est un peu une blague pour eux. Ils savent que Lynn et Bob accueillent des woofers depuis près d’un an et quasiment toutes les semaines c’est une nouvelle personne qui les aide au marché.
Le second marché a lieu le samedi à Lindsay et c’est Lynn qui en a la charge. J’y ai revu des vendeurs du marché de Peterborough.
Les veilles de marché, c’est journée « fourneaux ». Ce que Lynn vend au marché, c’est en autre de la laine, des peaux de mouton, des puppets… mais le plus gros de son étalage, ce sont les candies : cookies, brownies, fudge (hyper sucré), pain, tartes aux sucres et pécan… toutes ces bonnes choses bourrées de sucre. J’ai eu bien sûr le droit à ses petites douceurs. Un régal plein de calories !


Lynn et moi

Bob et moi
J’ai partagé ma chambre pendant une semaine avec Rie, japonaise, très gentille, mais pas très bavarde. Bob et Lynn ont mis un point d’honneur à ce que nous découvrions un peu les environs. Lynn nous a emmenées visiter Lang Village. C’est un village ancien reconstitué. C’est un peu comme Barkerville dans les Cariboo. Des gens en costumes se baladent dans les rues ou nous accueillent dans leur magasin, hôtel, maison… pour nous expliquer comment fonctionnait le village.



l'imprimerie
l'hôtel

le magasin
Nous sommes allées à l’école, la maîtresse nous a fait aligner en silence, puis rentrer dans la classe, rester debout puis, s’asseoir,  se tenir droit sur sa chaise, écrire sur l’ardoise. Ca m’a rappelé quelques souvenirs d’école primaire, même si ce n’était plus aussi strict « de mon temps » !

 
Après cette visite, nous sommes allées à Peterborough pour voir l’ascenseur à bateaux. Nous avons été chanceuses. Nous sommes arrivées juste à temps pour visionner le film sur le fonctionnement de l’ascenseur et la remontée du fleuve sur plus de 1000km (si mes souvenirs sont exacts) jusqu’au lac Ontario. Puis sorties de la séance, nous avons pu le voir fonctionner.
Après-midi bien remplie.


 

Dans la liste de mes activités, j’ai assisté à ma 1ère vente aux enchères. Bob en est un habitué. Nous sommes allés, cueillir plus de 4 kg de bleuets (myrtilles) à manger fraîches et à congeler pour l’hiver. C’est un délice avec du sirop d’érable et de la glace ou du yaourt.
 
Ma dernière sortie fût une baignade dans un lac à Fenelon Falls, le lieu touristique du coin. L’eau était bonne. Très rafraichissant par une chaude journée !
 
Ces 2 semaines sont évidemment passées rapidement et j’en ai profité pour planifier mon prochain « road trip » en Gaspésie.
 
A bientôt !

dimanche 2 septembre 2012

Toronto et les chutes du Niagara

Ma traversée du pays bouclée, pas vraiment le temps de me reposer. J’ai réservé pour 2 nuits à Toronto avant de rejoindre mon prochain wwoof. Ces 2 nuits me suffiront largement. Le brouhaha et la pollution de la city ne m’excitent pas vraiment.
L’après-midi de mon arrivée, après avoir été un peu malade (est-ce la fatigue ou d’avoir mangé quelque chose avarié), j’ai fait une petite sieste puis pas de temps à perdre, je suis allée repérer les lieux. Balade jusqu’à la plage en passant par la fameuse CN Tower.
 
CN Tower


Jolie petite plage sur les bords du lac Ontario. Un autre de ces immenses lacs d’Ontario. De l’autre côté du lac, ce sont les Etats Unis. On voit qu’il fait plus chaud ici que dans l’ouest (on est plus au sud) la population est bronzée et sportive en cette soirée.
 
Après une réflexion rapide et consultation de la carte routière,demain j’irai à Niagara Falls. Je n’ai ni l’envie de passer une journée à visiter la city, ni l’envie de payer du parking pour 24h.
Départ à 6h45 pour les fameuses chutes du Niagara. A cette heure matinale, la circulation est fluide. J’y arrive un peu avant 8h du matin. Et encore un parking hors de prix !
En arrivant si tôt, j’ai l’avantage d’avoir ce spectacle grandiose pour moi seule. N’imaginez pas les chutes au milieu de nulle part! C’est tout le contraire. Tout est fait pour attirer les touristes. Les chutes sont coincées entre 2 villes, une canadienne et une américaine. Sur ce coup là, les canadiens sont les gagnants car c’est de ce côté qu’on voit les chutes.
La ville de Niagara Falls est un mini Las Vegas avec ses casinos, sa réplique de la CN Tower deToronto, son marineland, parcs d’attractions… et je ne parle pas des tours en bateau ou en hélicoptère pour être au plus près des chutes.
En ce qui me concerne, ce n’est pas ce que je suis venue chercher.
Le long de la promenade des chutes, même sous un soleil de plomb, il pleut ! La puissance de l’eau est telle qu’on se retrouve trempé en 5 minutes. Je n’avais pas prévu le ciré, ni le parapluie !
La Chute du Fer à Cheval (la plus connue) est impressionnante par son débit, le brouillard de pluie qui s’en dégage et le grondement continuel de l’eau.
La chute du Fer à Cheval
Niagara on the Lake - la ville


Quelques mètres plus loin, on arrive aux 2 autres chutes, plus petites : les chutes américaines et le voile de la mariée (la plus étroite sur le côté)



Je me dirige ensuite vers les whirlpool (tourbillons) quelques km plus loin. Je longe à pied la rivière, mais à part les falaises, je ne vois pas grand chose. De l’autre côté de la route, je profite des belles maisons cossues de la ville. 90% d’entre elles sont transformées en B&B hors de prix.
Le whirlpool, c’est l’endroit où la rivière fait comme un coude, l’eau a un tel courant qu’elle entraine des tourbillons constants.
 


 
Ma petite balade terminée, me revoici sur la promenade des chutes. Il est 10h30, cette fois, je ne suis plus seule. La promenade n’est pas encore noire de monde, mais ça ne va pas tarder. Il est temps pour moi de mettre les voiles.
Juste avant, je prends quelques minutes pour regarder les bateaux bondés de touristes  faire leurs aller-retour jusqu’à la Chute du Fer à Cheval. Ils sont tous équipés de cirés bleus.
 

Je reprends la voiture. Je refais le chemin que je viens de faire à pied et je continue le long de la rivière pour arriver jusqu’au lac Ontario. Je m’imagine trouver Toronto quelque part en face de moi, mais le lac est si grand que je ne la vois pas ! 
Toronto est de l'autre côté de cette mer d'eau douce
Retour à Toronto, je profiterai du reste de mon après-midi pour visiter le downtown et surtout monter à la CN tower pour admirer la ville au soleil couchant. Montée de 355m en 58s. J’étais dans mes petits souliers le temps de la montée. C’est stupide, mais j’étais contente d’arrivée en haut ! La vue à 360° est spectaculaire. D’un côté, on a la ville à perte de vue et de l’autre, l’aéroport au 1er plan puis le lac. Par très beau temps, on peut voir les chutes et la frontière américaine. Avec l’intense chaleur qu’il fait en ce moment et la pollution, on ne voit pas aussi loin.
 

Old City Hall
Vue de la CN Tower




Le point fort de la CN Tower, c’est son plancher de verre. On a l’impression de marcher dans les airs. C’est amusant de voir comme les enfants marchent, courent dessus et comme les adultes réfléchissent à deux fois avant de poser le bout du pied dessus. Je me suis lancée, j’ai mis les 2 pieds « dans le vide ». J’avoue, je n’y suis pas restée longtemps. Ils ont beau dire que le plancher peut résister à 2 éléphants ou hippopotames (je ne me souviens plus), c’est vertigineux !
 
le plancher de verre
Oui, oui, ce sont mes pieds dans le vide

C’est ensuite l’heure de la descente. J’étais un peu anxieuse mais, je n’ai rien senti. J’étais heureuse d’être de retour sur la terre ferme en un seul morceau !
J’ai eu besoin de faire un petit tour pour me remettre de mes émotions avant de rentrer. Donc direction les quais. Ils sont bondés ! Ca doit être la sortie du soir pour les Torontois !
Je profiterai des couleurs de la ville à la tombée de la nuit.
 



 
Fin de mon séjour à Toronto

mardi 21 août 2012

Traversée du Canada en 5 jours

Départ de Beaverfoot Lodge le 6 juillet avec Patrizia.
Je voulais passer un ou deux jours à Banff, dans les Rocheuses, avant calgary. Ca n’avait pas pu se faire pendant mon wwoof. Du coup, nous sommes parties une journée plus tôt. Nous étions à la frontière avec le parc Yoho connu ici pour ces hauts sommets, 28 pics de plus de 3000m. Nous n’avions pas pris le temps de le visiter. Nous nous y arrêtons : Takakkaw falls. C’est l’une des plus hautes chutes d’eau du pays (254m).

Yoho Park
Takakkaw Falls

Il est apparemment possible de s’approcher plus près de la chute, mais, même de là où nous étions, nous pouvions sentir quelques embruns. C’est la 1ère vrai route de montagne que j’emprunte depuis que je suis dans les Rocheuses (un peu plus étroite et en épingle). C’est parce que  les routes d’accès sont des « autoroutes » qu’il y a tant de monde partout !
 
Après cet arrêt dans le parc Yoho, nous partons pour notre destination du jour : Banff.
Banff ressemble un peu à Jasper. C’est toutefois plus grand et plus riche. Plus de magasins de marques, « magasins à touristes » aussi. Le stationnement est payant partout !
Banff possède ses sources chaudes. On se relaxera une autre fois !
Visite de la ville puis direction « le Château » et la rivière Bow.
 
Bow River



La rivière et sa chute d’eau se situent juste à l’arrière du Château de Banff, en contre bas. Au milieu du terrain de golf. Ce qu’on appelle les châteaux  un peu partout dans les lieux touristiques, ce sont de très gros hôtels luxueux.


J’avais réservé dans une auberge à Canmore village proche de Banff, car beaucoup moins cher ! Banff est la station riche et touristique du coin et Canmore, la ville où vivent les gens qui travaillent à Banff. La ville en elle-même est beaucoup moins jolie, mais pour faire ses courses, c’est moins cher.
A Canmore, j’aurai la grande surprise de revoir Ling  que j’avais rencontrée un an auparavant à Qualicum Beach dans la ferme d’alpagas. C’est elle qui m’a interpellée, car elle m’avait reconnu. Elle a énormément changé en un an ! Nous avons passé la soirée à discuter de nos expériences respectives au Canada. Elle a, comme moi, fini son permis vacances travail et a prolongé avec un visa touristique.
Finalement, le Canada n’est pas si grand !
 
Le lendemain, les choses sérieuses commencent ! Nous entamons la traversée du pays, un peu plus de 3 300km à parcourir.
 
Samedi 7 juillet, c’est parti ! Nous démarrons avec le soleil et celui-ci ne nous quittera pas tout le long des 3300km. On va vraiment sentir passer la chaleur, ma p’tite voiture n’ayant pas de clim !
Canmore, direction Calgary, nous quittons les Rocheuses. Après les hauts sommets, le paysage laisse rapidement la place à de petites collines, puis ce sera le plat ou presque les jours suivants.
Nous ferons une petite pause shopping dans les banlieues de Calgary.
La  Stampede (rodéo) de Calgary bat encore son plein. C’est  la plus grosse du Canada. Sentiment partagé entre l’envie de voir une partie de la culture nord américaine : rodéo à cheval ou sur les énormes taureaux, avec ou sans selle, course de chariots, de maniabilité…  Bref un vrai show à l’américaine. L’Alberta, le Saskatchewan et le Manitoba, sont les provinces des cowboys du Canada, avec de très gros ranchs. C’est aussi la réserve à grain du pays. C’est normal, on arrive dans les vastes plaines.
Sentiment partagé car ça doit être spectaculaire à voir. Mais tous les ans, il y a de très graves accidents. Et cette année encore, nous entendrons à la radio que suite à un accrochage durant une course, ils devront abattre 6 chevaux.
Et je ne parle pas de la foule qui vient assister à ces compétitions.
Nous passons donc notre chemin.
 
J’avais prévu pour cette journée d’aller jusque Swift Current (Saskatchewan) : 613km. Nous y arrivons en milieu d’après-midi et comme je ne suis pas fatiguée, nous continuons jusque Régina, 240km plus loin.
Régina est en Saskatchewan. J’en avais entendu parler. Pas en bien ! Ville de « red neck », comme un peu partout dans les Grandes Prairies, assez laide et violente. Ce qui ne m’avait pas rassuré à l’époque ! J’ai finalement été agréablement surprise. Nous nous sommes dirigées dans le centre ville pour trouver notre auberge pour la nuit. Le centre-ville n’est pas si laid. L’architecture est différente de BC et de l’Alberta. Belles demeures, maisons victoriennes. Notre auberge est d’ailleurs une de ces maisons.
Les longues lignes droites du Saskatchewan


Notre auberge de jeunesse à Regina
Pour nous dégourdir les jambes après cette longue journée en voiture, nous partons visiter. Il y a un concert de Dance Music, nous suivons les gens et la musique. Nous arrivons dans un parc avec un lac artificiel qui donne vu sur le Parlement de Régina. Avec le coucher de soleil, c’est assez joli !
Vue sur le Parlement

Nous faisons une balade le long de la promenade du lac puis nous rentrons.
 
Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, nous prenons le départ à 8h. Le soleil est déjà là, la journée va encore être chaude !
Au programme : Winnipeg (Manitoba) à 570km.
La Transcanadienne qui traverse en ligne presque droite le Canada est monotone. On ne voit pas grand-chose d’intéressant, hormis quelques puits de pétrole. Ces provinces ont malgré tout des sites d’intérêt  à visiter. On voit quelques panneaux sur la route, mais cela nous éloignerait beaucoup de notre route.
 En soirée, nous arrivons à Winnipeg. J’avais eu les mêmes échos sur Winnipeg que sur Régina, mais cette fois, ça se vérifiera. Notre auberge est correcte et l’aubergiste très gentille. C’est encore dans une vieille demeure, dans un quartier résidentiel, proche du centre-ville. Mais pour rejoindre le centre-ville à pied, par une des artères principales, nous nous sentons un peu seules et mal à l’aise. La rue n’est pas très passante, les quelques personnes dehors ne semblent pas très « catholiques », les magasins ne semblent pas très accueillants. On presse le pas jusqu'à ce que nous arrivions à un carrefour et là, ça change. Nous sommes devant le Parlement de Winnipeg.
 
Parlement de Winnipeg
The Fork
restaurant sur le pont

Sur l’esplanade en face, sous une tente se tient une messe. Les chants gospels rythment notre marche pendant quelques minutes. Nous poursuivons et descendons la route jusqu’au point touristique de la ville : The Forks (la fourche). C’est au confluent de deux rivières. C’est aussi un parc aménagé agréable.
Nous traversons le pont pour voir les vestiges de la cathédrale Saint Boniface. Puis, il est l’heure de repartir à l’auberge. Nous empruntons un autre chemin, légèrement mieux qu’à l’aller. Winnipeg n’est définitivement pas en endroit où j’aimerais passer mes vacances. De plus, fini la politesse. En BC, dès qu’un piéton attend au passage clouté, les voitures s’arrêtent. Pas ici. C’est un avant goût de Toronto !
 
Lundi 9 juillet, cette fois nous arrivons dans notre province de destination : l’Ontario. A la différence de l’Alberta, du Sakatchewan et du Manitoba, qui se traversent en une journée, il nous faudra 3 jours pour traverser l’Ontario et arriver à Toronto.
Donc destination du jour : Thunder Bay, sur les bords du Lac Supérieur (700km).
Passée la frontière de l’Ontario, le paysage change radicalement. Finies les lignes droites et bonjour les virages et les milliers de lacs. C’est moins monotone !
Le long de la route, on commence à voir des vendeurs de bleuets. Pas les fleurs ! Les bleuets, c’est ce que nous appelons les myrtilles ! Les canadiens en raffolent, surtout les sauvages, elles sont délicieuses.
Nous arrivons dans l’après-midi à Thunder Bay. Grosse déception pour moi. Je m’attendais à une jolie petite ville touristique sur les bords du lac. C’est plutôt une ville industrielle, avec son port et ses gros tankers !
Le lac est néanmoins beau et surtout immense. On a l’impression d’être à la mer !
C’est parce qu’il faut contourner le lac Supérieur qu’il faut tant de temps pour rejoindre Toronto.
Lac Supérieur

Avant dernier jour, nous avons un ciel gris, cela fait du bien, il fait un peu moins chaud. Nous aurons un peu de pluie dans la journée. Pluie qui se fait cruellement attendre dans le sud du pays. Nous faisons le tour du lac supérieur et nous arrivons de l’autre côté, en face de Thunder Bay ! Petit pause sur une colline pour avoir un aperçu de la taille de ce lac.
 


En se rapprochant de Sault Ste Marie, où nous passerons la nuit, nous longeons de jolies plages de sables. Ca serait si agréable de piquer une tête pour se rafraîchir !
Sault Ste Marie est cette fois une ville touristique avec son casino, à la frontière avec les Etats Unis. En fait la ville est coupée en deux : une partie canadienne, une partie américaine.
 
En chemin, depuis notre départ de Canmore, nous avons changé d’heure à 2 reprises. Nous avons eu deux journées plus courtes d’une heure. Du coup le décalage horaire avec la France de 9h avec Vancouver et 8h pour les Rocheuses, n'est plus que de 6h en Ontario et Québec.
 
Le lendemain, nous reprenons la route pour notre destination finale. Il est temps pour moi, car la fatigue se fait durement ressentir. Le stress augmente également plus on se rapproche de Toronto. Comparé au reste du Canada, le réseau routier dans le sud de l’Ontario et du Québec est très dense.
Vers 15h, nous apercevons au loin la plus grosse ville du Canada : Toronto. Et le trafic s’intensifie de plus en plus, la voie unique se transforme en 4 voire 6 voies ! Puis ce sont les bouchons. Nous prenons une sortie, mais ce n’est pas la bonne. Compliqué de comprendre les panneaux parfois ! Nous voilà dans la banlieue, essayant de trouver notre chemin, sans avoir une carte potable de Toronto. On arrivera finalement après une heure à tourner dans les rues à notre auberge qui se situe dans le centre ville. La voiture à Toronto, c’est un cauchemar et c’est cher ! Par chance, il y a un petit parking en face de l’auberge.
Heureuse d’être arrivée à destination !
Nous nous quitterons là avec Patrizia. Elle rejoindra dans la soirée la gare des bus pour partir pour Ottawa.
 
Cela marque la fin de ma traversée du pays et aussi de mon périple dans l’Ouest canadien.