mercredi 19 septembre 2012

De l'Ontario à la Gaspésie


Me voilà repartie sur la route pour une dizaine de jours avant mon prochain arrêt d’un mois près de Sherbrooke au Québec (2h de Montréal).
Au programme de ce nouveau voyage : Ottawa, Parc de la Gatineau (entrée au Québec), Mont Tremblant, traversée du Bas St Laurent, tour de la Gaspésie et la ville de Québec. Ouf ! 


Me voilà partie ce 27 juillet en direction d’Ottawa, capitale du Canada. J’avais planifié pour cette journée deux arrêts. Le 1er à Kingston et le 2nd à Gananoque. Deux des lieux incontournables sur cette route. Kingston est la seule ville du Canada faisant partie du patrimoine mondial de l’Unesco pour raison historique : fortifications sur le St Laurent, « vieilles » maisons…
Malheureusement, mon arrêt à Kingston sera de courte durée. Avant d’arrivée dans le centre ville, je m’arrête près des fortifications pour prendre mon déjeuner sur les rives du St Laurent.
Kingston
 C’est une ville balnéaire touristique en été. Et effectivement, c’est très touristique. Je me suis retrouvée dans les bouchons. Compliqué de se garer. Je n’ai pas eu la patience !
J’ai continué jusque Gananoque.
Gananoque est une jolie petite ville touristique, riche, avec ses belles demeures. Mais, beaucoup plus paisible que Kingston. Je suis toujours sur les berges du St Laurent. C’est à cet endroit que l’on peut découvrir les 1000 îles. Je n’aurai malheureusement pas le temps de faire un tour en bateau. De la rive, je ne peux voir que très peu d’îles, mais c’est déjà très joli, malgré le temps qui se gâte un peu. 

Gananoque - les 1000 îles


Je repars ensuite pour Ottawa. Beaucoup plus petite que Toronto, il m’est assez facile de trouver mon auberge. Après une installation rapide, je pars faire du repérage dans les rues de la ville.
Le lendemain, avant de me rendre à la Colline du Parlement, pour assister à la relève de la garde, je pars en direction du Musée des Beaux Arts pour voir l’araignée géante installée sur le parvis.
 
Parvis du musée des beaux arts


Puis je me dirige vers une petite colline toute proche pour admirer la vue sur la rivière des Outaouais, l’arrière du Parlement et de l’autre côté de la rivière, Gatineau. Gatineau sera ma destination du lendemain et mon entrée dans la province du Québec.


 

Je rejoins ensuite la Colline du Parlement pour assister à la relève de la garde.
  
Le Parlement


Le 1er régiment arrive au son de la cornemuse, tout le monde se met en place puis, c’est le 2nd qui arrive de l’avenue principale avec sa fanfare. Musique, passage en revue des deux régiments…
Dès la fin, je me précipite jusque l’entrée du Parlement pour en faire la visite. Tout comme à Victoria, on peut faire la visite guidée des principales salles du bâtiment gratuitement. Cette fois ci, je la ferai en français !
 
J’entre dans la Chambre des Communes, le Sénat, la salle de la francophonie… et le clou de la visite, la bibliothèque. Seule pièce n’ayant pas brûlé lors de l’incendie en 1916 qui a ravagé le Parlement.
la Chambre des Communes



le Sénat
la Bibliothèque du Parlement
la bibliothèque vue de l'extérieur
Ensuite, direction la tour de l’horloge. Vue à 360° sur Ottawa et ses environs. C’est moins impressionnant que la CN Tower, mais plus facile de s’y repérer!




le Château Laurier
Après cette visite très instructive sur les rouages politiques du gouvernement canadien, il est l’heure de prendre un peu l’air sur les bords de la rivière et du Canal Rideau.
J’ai de la chance, des bateaux de plaisance sont en train de passer les huit écluses qui jalonnent ce canal au niveau du Parlement.  Ce sont de petites écluses, anciennes, qui sont toujours actionnées à la main.
Canal Rideau


L’après-midi, je suis allée faire un peu de shopping et je suis allée me perdre dans le Mall (centre commercial) du centre ville. C’est toujours la même chose dans ces immenses galeries marchandes, on monte, on descend tourne à droite, à gauche puis on a du mal à trouver la sortie. Et quand on la trouve, ce n’est pas la même rue par laquelle on est arrivé !
 
Le soir, vers 22h, j’assiste au spectacle son et lumière projeté sur les murs du Parlement : Mosaïka. Ce spectacle retrace en musique, photos, images, témoignages… l’histoire du Canada : la rencontre entre les peuples autochtones et les colons, la conquête de l’Ouest, l’arrivée du train, le pétrole, … la country music, les casques bleus, le multiculturalisme du pays, la faune…




le Canal Rideau by night
Ce spectacle clôturera mon séjour à Ottawa et en Ontario.
 
Le lendemain, je traverse la rivière des Outaouais et me retrouve au Québec. A Ottawa, les panneaux sont traduits dans les 2 langues. On traverse la rivière et c’est terminé, tout est en français. J’ai l’impression d’arriver dans un nouveau pays !
Je quitte la ville pour visiter le Parc de la Gatineau. Le parc est à peine à 10 km d’Ottawa. Il est au milieu de la verdure, avec de très beaux lacs. Notamment le lac Pink qui a la particularité d’être méromictique. Ce terme barbare signifie que les eaux du fond ne se mélangent pas aux eaux de surface. Donc pas d’oxygène dans le fond. Il existe très peu de lacs de ce type sur la planète. La balade autour de ce joli lac est très instructive !  


Le parc offre également de jolis panoramas sur la vallée des Outaouais.
 


Jeudi 28 Juillet, je prends la direction du Parc de Mont Tremblant à 3h30 de route vers Nord. Mont Tremblant, c’est une petite ville et  une station de ski réputée dans le coin et un parc protégé !
Le village n’a rien de particulier mais reste charmant comparé à la station. Moi qui pensais que Whistler était froid, sans âme, Mont Tremblant, c’est pire !
centre de la station du Mont Tremblant
Lac Tremblant

Après cette visite inintéressante, je passerai la journée suivante dans le parc avec Carole, une lyonnaise rencontrée à l’auberge.
Rando de la centenaire. Pas la plus facile, mais nous l’avons choisi pour ces points de vue dégagés sur la vallée de la Diable et parce qu’elle est dans la forêt ! Il fait toujours aussi chaud !
Vue sur la vallée de la Diable


la Diable
Après 2 jours autour de Mont Tremblant, j’attaque la route pour la Gaspésie. Avant d’arrivée en Gaspésie, il faut traverser tout le Bas St Laurent. En passant par le Chemin du Roy (route touristique), on reste la plupart du temps le long du fleuve, qui ne fera que s’élargir.



Que dire de la Gaspésie ? Région incontournable au Québec pour ses paysages, ses baleines et sa gastronomie (poisson). C’est là où l’on pêchait la morue avant leur extinction. C’est la Bretagne française avec les montagnes en plus ! Je ne serai pas déçu du voyage !
Cela commence avec le petit parc du Bic. Petit en taille, mais d’une beauté remarquable.
 

l'île aux Amours

l'Anse aux Boulots

La légende raconte qu’à la création, l’ange chargé de distribuer les îles et les montagnes a vidé son sac ici.
 
J’ai la chance d’y arriver à marée basse. Les paysages y sont encore plus beaux et on peut accéder à pieds jusqu’à l’île aux Amours.
Je passe la matinée à le sillonner à pied. J’aperçois des phoques en train de se prélasser sur les rochers, en attendant la marrée haute.
 
Phoques



Après mon déjeuner pris sur cette minuscule péninsule, je pars pour Ste Anne des Monts.
La singularité de la Gaspésie, ce sont ses champs d’éoliennes. On peut notamment visiter la plus haute éolienne à axe verticale (110m) à Cap Chat.

 
Ste Anne des Monts ! Lieu stratégique pour moi où je comptais passer 2 nuits. Le gros problème à Ste Anne des Monts, c’est l’hébergement ! Et vu mon budget, je n’ai pas trop le choix, ce sera « l’auberge » festive du  Sea Shack. Et je confirme, c’est festif ! Je n’ai quasiment pas dormi les 2 nuits que j’y ai passées. Ste Anne se situe sur la route 132 (route qui fait le tour de la Gaspésie) et se trouve à l’entrée de la route pour le Parc National de la Gaspésie dans lequel je voulais passer ma journée à randonner.
Plage du Sea Shack

  3 Août, c’est la poisse ! Le matin, je pars vers 8h en direction du parc. Après 20km, je me rends compte que j’ai oublié la batterie de mon appareil photo dans ma yourte. Demi-tour ! Tabernacle !
J’arrive finalement dans le parc vers 10h. Je pars faire la rando au Mont Ernest Laforce. Il y a des points de vue sur la vallée, et des orignaux (élans). Seulement, en sortant de la voiture, le temps a changé, l’orage arrive. Avec un peu de chance, je peux faire le tour rapidement.  Je croise des gens qui me disent avoir vu des orignaux. Je n’en verrai aucun et ce ne sera pas faute de scruter les environs ! Puis l’orage se rapproche dangereusement. Les éclairs m’obligent à rebrousser chemin à toute vitesse. J’éviterai l’averse de justesse.


l'orage arrive

 La bonne chose c’est que l’orage a lavé ma voiture. Mais pas pour longtemps ! Après l’averse, alors que je roulais tranquillement sur la piste, une voiture me double au niveau d’une flaque boueuse et m’asperge allègrement. Et j’avais la fenêtre ouverte…
J’avais une voiture poussiéreuse, j’ai maintenant une voiture boueuse !
Y a des jours où on ferait mieux de rester coucher !
 
Le soleil est revenu assez rapidement. J’ai fait ensuite quelques courtes balades : le Lacs aux Américains, la chute Ste Anne puis une balade jusqu’à un belvédère sans intérêt.
le Lac aux Américains

De retour à l’auberge, fatiguée, je n’ai qu’une envie : dormir. En pyjama, prête à me glisser dans mon lit, je découvre que je n’ai plus ma taie d’oreiller et mon tee-shirt ! A la réception, ils n’ont pas vu mon tee-shirt, surtout ils s’en foutent ! Cette nuit là, je partagerai ma yourte avec un groupe de musiciens qui doivent jouer le soir même. Génial, encore une nuit sans dormir !
 
Le lendemain, je serai ravie de partir, mais un peu fatiguée. Je me rendrai compte un peu plus tard dans la journée que j’ai oublié le matin ma serviette de bain !
La journée du 3 est à oublier !!
Quelques arrêts photos le long de la route. Je scrute toujours la mer, ou plutôt le St Laurent, (il est tellement large) dans l’espoir d’apercevoir une baleine. Mais rien à l’horizon.
Vue sur Petit Cap

Pause déjeuner sur la plage du Cap aux Os. Puis, visite de Gaspé et arrêt au musée.
Plage du Cap aux Os
Stèles devant le musée de Gaspé

 
Fatiguée de ma journée, je me rends à mon auberge. Cette fois ci, beaucoup plus calme, sur une falaise avec vue imprenable sur la mer.
Bateau le Griffon
ma caravane pour la nuit


Reposée, le lendemain, je pars à l’assaut du parc Forillon. Rando jusqu’au belvédère St Alban. Cette fois, vue imprenable sur la mer, la presqu’île de Forillon, le Cap des rosiers, Gaspé…

Vue sur le Cap des Rosiers


vue sur la presqu'île de Forillon

Vue sur Gaspé
En fin de matinée, direction la 2ème sortie du jour : Cap de Gaspé. La côte rocheuse très découpée est vraiment belle. Le chemin est encore très fleuri. C’est un plaisir d’admirer ce paysage, les fous de Bassan et les Cormorans.





Arrivée au bout du Cap et au phare, il fait un vent de fou qui m’obligera à manger à l’abri, dans le phare.

 





Sur le chemin du retour je croise des randonneurs qui me disent avoir vu des orignaux, mais encore une fois, ils se cachent de moi ! Comme les ours, leurs excréments jalonnent les sentiers, mais rien !


Le lendemain, direction Percé. A voir : le rocher percé, l’île de Bonaventure connue pour sa colonie de fous de Bassan. Le rocher percé se voit d’assez loin, il est imposant ! C’est d’ailleurs de ce rocher que Percé tire son nom. Son poids serait estimé à 5 millions de tonnes et environ 300 tonnes de roche tombent chaque année.

 


J’arrive à Percé dans la brume, je peux à peine voir l’île de Bonaventure toute proche. La mer est un peu agitée. Une compagnie de bateau part vers 11h. Donc c’est parti pour 1h30 de bateau. Découverte du rocher percé sous tous ses angles ou presque !

 
l'île de Bonaventure




Puis nous faisons le tour de l’île. Un guide nous accompagne et nous informe sur la faune et l’histoire de l’île. On aperçoit les fous de Bassan sur les falaises et nous avons la chance de voir un macareux.

L’île est sanctuaire d’oiseaux migrateurs : fous de Bassan, mouettes, guillemots, macareux, cormorans…  Plus de 250 000 oiseaux dont 110 000 fous de Bassan.

Vue sur le Mont Ste Anne - Percé
le rocher percé



Colonie de Fous de Bassan



Puis de l’autre côté de l’île, nous accostons à l’endroit de l’ancien village. Il ne reste que très peu de maisons dont la maison Le Boutillier qui se visite. Petite déception, à mon arrivée sur l’île, on nous annonce qu’un seul sentier est ouvert ! Dommage, je voulais faire le tour. Pas le choix, tout le monde prendra le sentier de la colonie qui traverse l’île en son milieu pour arriver directement à la colonie de fous de Bassan.






Maison Le Boutillier

C’est un très bel oiseau, racé. Il est rapide en vol et c’est impressionnant de voir à quelle vitesse il frappe l’eau en plongeant. Par contre, il est maladroit sur terre. L’atterrissage est parfois comique.

Je reste un bon moment à les observer avant de repartir au bateau.

De retour au port, il est l’heure d’aller jusqu’à mon auberge. Et là, c’est la tuile ! La voiture ne veut pas démarrer, plus de batterie ! J’ai oublié d’arrêter l’autoradio. Je suis partie à l’auberge à pied puis de retour une heure plus tard, la voiture a démarré. Je jouerai ma carte chance et je ne changerai pas la batterie avant d’arriver à mon wwoof suivant, 2 jours plus tard. Heureusement, la chance a tourné, la batterie a tenu!

 

7 août, j’entame la dernière journée de mon voyage en Gaspésie. Je finis le tour de la péninsule par la Baie des Chaleurs.  Le paysage change, les montagnes disparaissent après Percé. 

Une longue journée de voiture m’attend. J’ai décidé de rejoindre Québec pour la nuit. Je ne ferai pas beaucoup de pause sur la route. En milieu d’après-midi, j’arrive à Québec. Malgré le ciel très menaçant, je décide de découvrir la ville le soir même. Mauvaise idée, l’orage arrive très vite et un déluge nous tombe sur la tête. Je rentre à l’auberge trempée jusqu’aux os.

Le lendemain matin, le ciel est dégagé, il fait beau et chaud. Visite de la ville haute, des remparts, des rues piétonnes, la citadelle et bien sûr l’incontournable Château Frontenac.

 
gare de Québec

Quartier du petit Champlain
Château de Frontenac







Porte St Jean


La ville de Québec est agréable et c’est la ville la plus européenne que j’ai visité au Canada.



Voilà, c’est la fin de ce très beau séjour le long du St Laurent. Je quitte Québec en début d’après-midi pour rejoindre ma prochaine ferme près de Sherbrooke, à 1h30 de route de Québec.

vendredi 7 septembre 2012

Wwoof à Lane's End Farm

Je suis bien contente de quitter Toronto. Deux jours dans la plus grande ville du Canada m’ont suffit. Pour ne pas changer mes bonnes habitudes, j’ai raté ma sortie pour reprendre l’autoroute. Je suis passée par les petites routes. Ce qui n’est pas plus mal finalement.
Me voila partie pour Reaboro, petite localité à environ 2h de Toronto.
Je ne suis restée que 2 semaines chez Lynn et Bob à Lane’s End Farm. C’est un couple d’une soixantaine d’années. Ils veulent rester en activité et aiment faire les marchés avec leurs produits très variés.
Présentation de la ferme : une centaine de poules pondeuses, de races très diverses, des poulets pour la viande, pareil pour les canards mais moins nombreux, des chèvres angoras, 2 petites chèvres pour le lait (mes préférées) des moutons, un cochon, et une alpaga. Je crois avoir fait le tour. Ca fait du monde !









maggie

Ah oui, il y a aussi les 2 chiennes Jessie et Maggie.
 
Les journées commençaient par les animaux : faire sortir tout ce petit monde dehors, vérifier si tout va bien et leur donner à boire. C’est la ferme où j’ai eu le moins de travail. Lynn et Bob sont super gentils. Je crois qu’en moyenne j’ai dû travailler 3h/jour. Il faut dire qu’il a fait des chaleurs record. La pluie se fait vraiment désirée. Dans le sud de l’Ontario et du Québec, ils ne se rappellent pas un été si chaud et sec. Le maïs et les céréales manquent d’eau. C’est la même chose aux Etats-Unis. Les prix des denrées alimentaires vont augmenter prochainement.
Bref, il fait chaud, trop chaud pour travailler dehors. Dans la maison, nous avons la clim. Donc, j’ai passé pas mal de temps devant la télé : les infos, séries américaines et autres programmes pour la plupart américains. Assez barbant par moment !
Je me suis reposée et j’ai aussi appris à filer la laine. Après 2 semaines, je n’étais pas si mauvaise ! Je vais ramener la laine que j’ai filée. Avis aux tricoteuses, je pense avoir de quoi faire une écharpe et peut être même un bonnet !
 


Les semaines sont rythmées par les 2 marchés : celui du mercredi à Peterborough et le samedi à Lindsay. Mon premier sera celui de Peterborough avec Bob. J’avoue n’avoir pas été d’un enthousiasme à toute épreuve à l’idée de faire le marché. Mais à ma grande surprise, j’ai aimé ça. Les clients ont été super sympas avec moi et quelques vendeurs sont venus se présenter. C’est un peu une blague pour eux. Ils savent que Lynn et Bob accueillent des woofers depuis près d’un an et quasiment toutes les semaines c’est une nouvelle personne qui les aide au marché.
Le second marché a lieu le samedi à Lindsay et c’est Lynn qui en a la charge. J’y ai revu des vendeurs du marché de Peterborough.
Les veilles de marché, c’est journée « fourneaux ». Ce que Lynn vend au marché, c’est en autre de la laine, des peaux de mouton, des puppets… mais le plus gros de son étalage, ce sont les candies : cookies, brownies, fudge (hyper sucré), pain, tartes aux sucres et pécan… toutes ces bonnes choses bourrées de sucre. J’ai eu bien sûr le droit à ses petites douceurs. Un régal plein de calories !


Lynn et moi

Bob et moi
J’ai partagé ma chambre pendant une semaine avec Rie, japonaise, très gentille, mais pas très bavarde. Bob et Lynn ont mis un point d’honneur à ce que nous découvrions un peu les environs. Lynn nous a emmenées visiter Lang Village. C’est un village ancien reconstitué. C’est un peu comme Barkerville dans les Cariboo. Des gens en costumes se baladent dans les rues ou nous accueillent dans leur magasin, hôtel, maison… pour nous expliquer comment fonctionnait le village.



l'imprimerie
l'hôtel

le magasin
Nous sommes allées à l’école, la maîtresse nous a fait aligner en silence, puis rentrer dans la classe, rester debout puis, s’asseoir,  se tenir droit sur sa chaise, écrire sur l’ardoise. Ca m’a rappelé quelques souvenirs d’école primaire, même si ce n’était plus aussi strict « de mon temps » !

 
Après cette visite, nous sommes allées à Peterborough pour voir l’ascenseur à bateaux. Nous avons été chanceuses. Nous sommes arrivées juste à temps pour visionner le film sur le fonctionnement de l’ascenseur et la remontée du fleuve sur plus de 1000km (si mes souvenirs sont exacts) jusqu’au lac Ontario. Puis sorties de la séance, nous avons pu le voir fonctionner.
Après-midi bien remplie.


 

Dans la liste de mes activités, j’ai assisté à ma 1ère vente aux enchères. Bob en est un habitué. Nous sommes allés, cueillir plus de 4 kg de bleuets (myrtilles) à manger fraîches et à congeler pour l’hiver. C’est un délice avec du sirop d’érable et de la glace ou du yaourt.
 
Ma dernière sortie fût une baignade dans un lac à Fenelon Falls, le lieu touristique du coin. L’eau était bonne. Très rafraichissant par une chaude journée !
 
Ces 2 semaines sont évidemment passées rapidement et j’en ai profité pour planifier mon prochain « road trip » en Gaspésie.
 
A bientôt !

dimanche 2 septembre 2012

Toronto et les chutes du Niagara

Ma traversée du pays bouclée, pas vraiment le temps de me reposer. J’ai réservé pour 2 nuits à Toronto avant de rejoindre mon prochain wwoof. Ces 2 nuits me suffiront largement. Le brouhaha et la pollution de la city ne m’excitent pas vraiment.
L’après-midi de mon arrivée, après avoir été un peu malade (est-ce la fatigue ou d’avoir mangé quelque chose avarié), j’ai fait une petite sieste puis pas de temps à perdre, je suis allée repérer les lieux. Balade jusqu’à la plage en passant par la fameuse CN Tower.
 
CN Tower


Jolie petite plage sur les bords du lac Ontario. Un autre de ces immenses lacs d’Ontario. De l’autre côté du lac, ce sont les Etats Unis. On voit qu’il fait plus chaud ici que dans l’ouest (on est plus au sud) la population est bronzée et sportive en cette soirée.
 
Après une réflexion rapide et consultation de la carte routière,demain j’irai à Niagara Falls. Je n’ai ni l’envie de passer une journée à visiter la city, ni l’envie de payer du parking pour 24h.
Départ à 6h45 pour les fameuses chutes du Niagara. A cette heure matinale, la circulation est fluide. J’y arrive un peu avant 8h du matin. Et encore un parking hors de prix !
En arrivant si tôt, j’ai l’avantage d’avoir ce spectacle grandiose pour moi seule. N’imaginez pas les chutes au milieu de nulle part! C’est tout le contraire. Tout est fait pour attirer les touristes. Les chutes sont coincées entre 2 villes, une canadienne et une américaine. Sur ce coup là, les canadiens sont les gagnants car c’est de ce côté qu’on voit les chutes.
La ville de Niagara Falls est un mini Las Vegas avec ses casinos, sa réplique de la CN Tower deToronto, son marineland, parcs d’attractions… et je ne parle pas des tours en bateau ou en hélicoptère pour être au plus près des chutes.
En ce qui me concerne, ce n’est pas ce que je suis venue chercher.
Le long de la promenade des chutes, même sous un soleil de plomb, il pleut ! La puissance de l’eau est telle qu’on se retrouve trempé en 5 minutes. Je n’avais pas prévu le ciré, ni le parapluie !
La Chute du Fer à Cheval (la plus connue) est impressionnante par son débit, le brouillard de pluie qui s’en dégage et le grondement continuel de l’eau.
La chute du Fer à Cheval
Niagara on the Lake - la ville


Quelques mètres plus loin, on arrive aux 2 autres chutes, plus petites : les chutes américaines et le voile de la mariée (la plus étroite sur le côté)



Je me dirige ensuite vers les whirlpool (tourbillons) quelques km plus loin. Je longe à pied la rivière, mais à part les falaises, je ne vois pas grand chose. De l’autre côté de la route, je profite des belles maisons cossues de la ville. 90% d’entre elles sont transformées en B&B hors de prix.
Le whirlpool, c’est l’endroit où la rivière fait comme un coude, l’eau a un tel courant qu’elle entraine des tourbillons constants.
 


 
Ma petite balade terminée, me revoici sur la promenade des chutes. Il est 10h30, cette fois, je ne suis plus seule. La promenade n’est pas encore noire de monde, mais ça ne va pas tarder. Il est temps pour moi de mettre les voiles.
Juste avant, je prends quelques minutes pour regarder les bateaux bondés de touristes  faire leurs aller-retour jusqu’à la Chute du Fer à Cheval. Ils sont tous équipés de cirés bleus.
 

Je reprends la voiture. Je refais le chemin que je viens de faire à pied et je continue le long de la rivière pour arriver jusqu’au lac Ontario. Je m’imagine trouver Toronto quelque part en face de moi, mais le lac est si grand que je ne la vois pas ! 
Toronto est de l'autre côté de cette mer d'eau douce
Retour à Toronto, je profiterai du reste de mon après-midi pour visiter le downtown et surtout monter à la CN tower pour admirer la ville au soleil couchant. Montée de 355m en 58s. J’étais dans mes petits souliers le temps de la montée. C’est stupide, mais j’étais contente d’arrivée en haut ! La vue à 360° est spectaculaire. D’un côté, on a la ville à perte de vue et de l’autre, l’aéroport au 1er plan puis le lac. Par très beau temps, on peut voir les chutes et la frontière américaine. Avec l’intense chaleur qu’il fait en ce moment et la pollution, on ne voit pas aussi loin.
 

Old City Hall
Vue de la CN Tower




Le point fort de la CN Tower, c’est son plancher de verre. On a l’impression de marcher dans les airs. C’est amusant de voir comme les enfants marchent, courent dessus et comme les adultes réfléchissent à deux fois avant de poser le bout du pied dessus. Je me suis lancée, j’ai mis les 2 pieds « dans le vide ». J’avoue, je n’y suis pas restée longtemps. Ils ont beau dire que le plancher peut résister à 2 éléphants ou hippopotames (je ne me souviens plus), c’est vertigineux !
 
le plancher de verre
Oui, oui, ce sont mes pieds dans le vide

C’est ensuite l’heure de la descente. J’étais un peu anxieuse mais, je n’ai rien senti. J’étais heureuse d’être de retour sur la terre ferme en un seul morceau !
J’ai eu besoin de faire un petit tour pour me remettre de mes émotions avant de rentrer. Donc direction les quais. Ils sont bondés ! Ca doit être la sortie du soir pour les Torontois !
Je profiterai des couleurs de la ville à la tombée de la nuit.
 



 
Fin de mon séjour à Toronto